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Dix jours à Cape Cod en famille sans se ruiner


J’ai deux enfants. Deux filles de 8 et 6 ans. Quand vient le temps du choix des vacances d’été, soit vers le mois de mars, ma chérie et moi sommes toujours stressés et embêtés. La première question qui nous vient à l’esprit est : où vont aller les enfants pendant les huit semaines du congé scolaire estival ? Comme nous ne sommes pas des enseignants, on doit être très imaginatifs pour que nos marmots ne finissent pas huit semaines au camp de jour à sécher au soleil plus ou moins «entertainés» par des ados blasés.

Ça s’est passé un soir du mois de mars. Il était 21h. Les enfants étaient couchés. J’ai fait deux cafés forts pis installé la rallonge sur la table à manger. À la manière d’un conseil de guerre, nous avons établi notre stratégie estivale de 2017 sous le nom de code «Poisson heureux». J’agissais comme commandant en chef des troupes au sol et ma chérie comme général des ressources et de la diplomatie. Face à face, ça discutait fort. Nous étions d’accord sur une chose: ne pas répéter l’erreur de l’été 2015, c’est-à-dire, laisser aller les choses comme elles viennent et improviser autour de nos vacances. Pfff ! On n’a rien fait pantoute ! L’année 2015 sert désormais de leçon chaque année, comme un dommage collatéral. Les vacances de l’année 2015 ne sont pas mortes pour rien. L’opération «Poisson heureux» doit absolument se déployer sur une plage pour qu’elle réussisse. Nous sommes très plage il faut dire. Nous avons entraîné nos enfants là-dedans aussi. Comme des toxicomanes, il nous faut notre «beach shoot» au minimum une fois par an pour être zen le reste de l’année.

Choisir sa destination de vacances

Bobtrotteur

Pour nous, le choix de la destination de vacances est directement en lien avec l’âge de nos enfants et surtout de leur capacité à faire de la route. Nous n’avons pas de méga-gros-sport-utilitaire ou de fourgonnette équipé avec système de cinéma maison, aspirateur central et lave-vaisselle. Il faut donc être certain que nos bambins supportent la route. À huit et six ans, huit heures de voiture nous semblaient très envisageables. La Côte Est Américaine s’avère donc être l’endroit idéal pour le déploiement de l’opération «Poisson heureux. La côte est vaste et les plages sont nombreuses, il y a donc beaucoup de choix de styles de vacances. Il y a des formules tout-inclus comme dans les Caraïbes, il y a des locations de «cabins» typiques de la Côte Est, il y a des motels et des hôtels de luxe, bref tout le monde y trouve son compte. Chérie et moi sommes un brin sauvages. Nous n’aimons pas nous retrouver parmi plein d’autres Québécois, question de nous dépayser un peu. Nous avons donc éliminé tout de go l’État du Maine avec ses villes de plages comme Old Orchard, Hampton Beach, Ogunquit et Wells. Par contre, en revenant vers le Québec, nous sommes arrêtés à ces endroits pour que le voyage soit moins ennuyant. Juste un peu plus au sud, la péninsule de Cape Cod semblait offrir tout ce que nous recherchions pour nos vacances. Nous avons cherché une location dans la plus belle ville de la péninsule, Provincetown.

Quel type d’hébergement choisir pour ne pas se ruiner?
La grosse question. Avant d’aller plus loin, je dois ici faire une grosse parenthèse sur le camping.

Pus capable d’entendre: «hein? Vous ne faites pas de camping ? » On dirait qu’au Québec si on ne fait pas de camping, on n’est pas un vrai Québécois. Je dois avouer que du camping j’en ai déjà fait. Chérie et moi formions un jeune couple tout mignon à l’époque, enthousiaste à l’idée de se retrouver seuls dans une tente.

Nous nous étions équipés pour le camping. Notre premier week-end s’est passé au lac Kénogami au Saguenay en juillet. C’était d’un romantisme fou; on se faisait dévorer par les moustiques et nous avons dormi avec nos tuques parce qu’il faisait tellement froid que chérie était au bord de l’hypothermie.

Au matin, nous avons dû prendre le café dans la voiture avec du chauffage. De un: pour avoir chaud parce qu’il pleuvait beaucoup et que la pluie était froide, de deux: pour ne pas se faire piquer. Le deuxième week-end s’est déroulé aussi platement avec de la pluie, de l’humidité pis du froid. Après trois quatre autres tentatives toujours aussi désastreuses de me voir dans le rétroviseur de la voiture avec une tuque pis mon café, nous avons mis fin au calvaire du camping. Terminé pour nous! Que ce soit avec une tente, une tente-roulotte ou une roulotte, nous avons su à ce moment que nous n’étions pas faits pour ça.

Donc pour une question de budget, le choix le plus logique était de louer une petite cabine équipée pour préparer la nourriture. Un autre de nos critères à chérie et à moi, c’est la proximité de la plage. Nous préférons payer légèrement plus cher pour être sur la plage. Je vous le recommande aussi, car vous y gagnez beaucoup en efficacité. De plus, la proximité d’une toilette avec de jeunes enfants vous épargnera bien des soucis. L’offre de cabines à louer à Provincetown est très grande, il y en a aussi de tous les prix. En fouillant à fond, j’ai trouvé l’une des moins chères à moins de 600 mètres de la plage. Il s’agit des unités du Captain Bob’s rentals. Leur site web date de 1995 et ne rend pas vraiment justice à l’endroit. Notre cabine (unité 35) offrait 283 pieds carrés d’espace de vie, soit une grande pièce et une salle de bain complète. Un lit queen pour les parents et un grand divan-lit pour les enfants. La cabine fait partie d’un petit complexe sur lequel on trouve également une piscine ! L’endroit offre une terrasse à l’arrière et une autre à l’avant. Nous avons risqué de ne pas prendre d’air conditionné malgré la chaleur annoncée. Nous n’avons pas regretté notre choix, car près de la plage comme ça, il y a toujours une bonne brise qui permet d’aérer l’endroit même la nuit et ainsi, ne pas souffrir de la chaleur.

Notre trajet
La route vers Provincetown est d’environ huit heures trente depuis Québec. Nous avons décidé de couper le trajet en deux. Première étape Québec-Lincoln. Nous avons passé une nuit dans les Montagnes Blanches au motel Rodeway Inn où les enfants ont aimé se baigner dans la piscine. Le petit-déjeuner était inclus. Au jour deux, il nous restait 4h30 Carte du trajetde voiture à faire pour atteindre Provincetown. Au retour, nous comme revenus par la 95 et avons faits plusieurs arrêts à Hampton Beach, Ogunquit et Wells pour passer la nuit à Portland dans un motel trouvé sur Hotwire pour pas trop cher. Le lendemain, nous revenions au pays par la Beauce.

La plage
Je devrais plutôt dire les plages, car la péninsule de Cape Cod a un nombre incroyable de Plage1 cape cod en famille sans se ruinerbelles plages à offrir aux visiteurs. Il y a des plages privées, mais la plupart sont accessibles. Il y a aussi les très très belles plages nationales (Cape Cod National Seashore), elles valent le détour. La péninsule de Cape Cod est un milieu naturel soigneusement préservé malgré l’affluence massive de touristes durant l’été. On peut marcher des heures sur le bord de la mer si on veut. En fait, les plages sont tellement nombreuses que même en pleine saison touristique on a l’impression d’être presque seul au monde ! C’est un gros plus pour nous, car nous n’aimons pas les plages où il y a de la musique et de l’animation, c’est trop bruyant et vraiment pas relaxant.

Dodo-plage-piscine-plage
Quand on a la plage à proximité, on y passe presque toute la journée. Pour satisfaire les enfants, on fait une petite pause à la piscine entre midi et quinze heures, puis on retourne jouer dans le sable et à la mer jusqu’en fin de journée. Les enfants n’en finissent plus de construire, de rénover et de réinventer leur château de sable.

Note des filles pour la piscine : 5 sur 5!

Salade de mer
Notre plage est située à l’intérieur de la baie de Cape Cod, alors naturellement, nous y trouvons beaucoup d’algues. Elles forment une épaisse barrière naturelle à l’entrée de la Plage5 Cape cod en famille sans se ruinermer puis dessinent une ligne marquant la marée haute sur la plage. Pour se baigner, il faut enjamber cette «salade» de mer (expression des enfants) pour profiter de l’eau étonnamment chaude à cette période de l’année au début de juillet. C’était peut-être aussi juste un phénomène naturel à cause des vents. Ceci dit, je suis contre le fait qu’on ramasse les algues où même que l’on tente de les enlever directement dans la mer comme on fait malheureusement trop souvent dans les tout-inclus de ce monde.Plage 4 cape cod en famille sans se ruinerD’abord, c’est inutile, car il y en a toujours, puis ce n’est pas très environnemental, car les algues constituent un habitat naturel pour bien des espèces. Alors c’est pas super beau cette ligne noire sur la plage, mais franchement ce n’est pas un obstacle au plaisir ! À l’endroit où nous étions, à marée basse, la mer offre de longues et larges lames de sable qui permettent de marcher loin au large et de faire des découvertes. Les filles ont trouvé de nombreux crabes, escargots de mer, concombres de mer et superbes coquillages.

Note des filles pour la plage : 4 sur 5 !

Quoi faire à Provincetown ?
Il y en a vraiment pour tous les goûts. D’abord, ce qu’il vous faut faire à tout prix c’est de simplement marcher dans le village sur la Commercial Street. C’est un attrait en soit. Le petit centre-ville est mignon comme tout et grouille de monde… de tous les genres ! En effet, Provincetown est la Mecque de la communauté LGBTQ2. On le sent et le voit très bien dans le centre-ville. Drags queen, transgenres, bears, queers s’affichent ouvertement et de manière colorée partout dans la ville, tout ça dans une atmosphère bon enfant fort agréable. Nous avons adoré que la communauté LGBTQ2 côtoie ainsi amicalement les petites familles, les vieux, les jeunes en tout respect. Un air de vacances et de détente plane partout dans la ville.

Couleurs Cape cod en famille sans se ruiner

Louer un vélo
Un «must» à Provincetown en famille. Il y a plein de boutiques de location de vélo et la ville est très «vélo friendly». C’est sécuritaire. Il y a aussi une jolie et longue piste cyclable qui parcourt toute la péninsule et sillonne à travers les dunes de bord de mer. En fait, il est plus facile de circuler en vélo qu’en voiture dans la ville. Si vous décidez tout de même de circuler en voiture, il y a une kyrielle de petits stationnements publics à 2,50$ de l’heure. Pas cher.

Monter dans le Pilgrim Monument
Oui. Il faut le faire. Au moins seulement pour le point de vue que cette haute tour en pierre vous offre sur la péninsule. Pour quelques dizaines de dollars, toute la famille peut gravir la tour de granit de 77 mètres très facilement, car l’intérieur est essentiellement composé de petites rampes qui rendent la montée de la tour plus facile. Un jeu d’enfant pour la petite de six ans ! Au pied de la tour, un petit musée occupe les enfants encore un peu plus longtemps.

Magasiner dans les dizaines de boutiques
À mon grand déplaisir, (sans rancune belle-maman) 😉 mes filles avaient eu en cadeau de leurs grands-parents, un vingt dollars pour leur voyage. Elles ont voulu faire toutes les Magasinage Cape cod en famille sans se ruinerboutiques de souvenirs de pacotilles. Des heures et des heures de plaisir ! Tous les enfants seront attirés par ces cavernes d’Ali Baba qui recèlent toutes la même marchandise d’ailleurs… Ç’a été finalement le vingt dollars le mieux investi des vacances, vingt dollars pour un passe-temps passionnant pour les filles.

Manger un malassada à la pâtisserie portugaise 
Tous les guides de voyage vous le recommanderont et ils ont raison. Les pâtisseries de cet établissement sont tout simplement divines. Il faut souvent faire la file pour y aller, mais une fois le dessert bien riche englouti, vous oublierez vite l’attente…

Malassada cape cod en famille sans se ruiner

Quoi faire un jour de pluie ?
Pas le temps de s’ennuyer à Provincetown. S’il ne fait pas soleil, pas de souci. Vous pouvez aller au petit cinéma de la ville ou faire comme nous et découvrir les environs des plages nationales sans en payer le prix. Si vous continuez sur la route 6, rendu au bout de la péninsule, tournez à droite sur Province Lands Road et cherchez les stationnements gratuits pour la plage de Herring Cove. On peut s’arrêter pour la journée et profiter des dunes et des plages. Il y a des toilettes sur place.

Marcher sur le quai de la rade vers Wood End
Les enfants ont adoré enjamber les roches sur la mer. Le chemin est vraiment long et il faut compter au moins une heure de marche avec les petites jambes de nos minions pour Wood endse rendre de l’autre côté sur la pointe sablonneuse de Wood End. Ça peut devenir une superbe randonnée pédestre avec pour objectif d’aller faire un pique-nique pour le lunch, puis de revenir en après-midi. Il ne faut pas oublier d’aller voir le phare de plus près ! Sachez que vous pouvez aussi faire le trajet vers Long Point à bord d’une petite navette.

Le budget
Pour le budget, nous avons volontairement fait le choix de ne pas manger dans les restaurants même si la gastronomie de bord de mer a fait pâlir d’envie les deux adultes que nous sommes. Si on s’attable chaque repas au restaurant, la facture devient vite aussi salée que l’eau de mer… Par exemple, un midi nous avons mangé à l’excellent comptoir de fruits de mer The Canteen. Deux lobster rolls pour les adultes avec une assiette de «fish and chip» pour les enfants nous ont coûté 60 dollars CAD.

Vous comprenez pourquoi nous avons décidé de faire l’épicerie sur place. Il y a, a Provincetown, un supermarché très vaste, le Stop&Shop. Un genre de Maxi. Attention. Les prix affichés sont les mêmes qu’ici, alors comptez le supplément du taux de change pour avoir le vrai prix.

L’essence
L’essence est sans doute la partie du budget la plus heureuse, car elle est vraiment moins chère qu’ici. J’ai payé 2,45 US$ du gallon, ce qui revient à 0,64 cent le litre !

L’hébergement
Le chalet. La petite unité était juste assez grande pour notre famille. Le prix : 1075 $ CAD. Ce n’est pas cher pour 7 jours à 600 mètres de la plage.

Astuce nourriture
Dans la ville de Portland, se trouve le supermarché Whole Foods. C’est une chaîne assez répandue aux États-Unis. Quand on passe par la Côte Est, on essaye toujours de passer par là, non pas pour faire l’épicerie, mais tout simplement pour y manger en famille. Whole foodsLe concept de l’épicerie est génial, il y a des tables chaudes et froides, un bar à salades, un comptoir à pizza, à sushis, à soupe ramen et il y a même un petit pub. Donc les enfants mangent ce qu’ils veulent, ils adorent fabriquer leur petite boîte. On paye au poids. C’est bon, bio et santé !

 

En conclusion : Cette fois-ci, je laisse mes filles faire le bilan de ce 10 jours de vacances.

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Pour d’autres conseils voyages axés sur la famille, je vous invite à vous abonner au site de la Famille Trotteuse. Leur blogue est sympa !

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Catégories :Destinations, Récits d'aventure, trucs voyagesTags:, , , , , , , ,

1 commentaire

  1. Contente que vous ayez vu plus de choses que nous …ça donne le goût d’y retourner…

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