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Transiter ou aller aux USA: rappel pratique


Le rude hiver canadien pousse des dizaines de milliers d’entre nous à migrer vers le Sud à l’image des oiseaux migrateurs. Pour plusieurs, le Sud c’est souvent tout simplement les États-Unis. Pour d’autres, les États-Unis servent de plateforme de transit fort utile. New York, Chicago, Atlanta et Los Angeles sont des «hubs» importants pour nous propulser plus loin sur le globe, souvent à meilleur prix. Or vous savez comment les Étatsuniens ont la sécurité à coeur, ils en font même une obsession. Cette obsession pourrit littéralement la vie des voyageurs. Les faux pas potentiels sont nombreux et les occasions de prendre du retard aiment se multiplier comme des moisissures sur un vieux fromage. Voici donc dix conseils pratiques pour éviter de vous «autopeluredebananiser» dans les aéroports américains…

1-Assurez-vous que vos papiers d’identité soient à jour

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Oui, je suis vraiment en train de vous donner ce conseil. Pour vrai. C’est que vous savez, les douaniers américains sont de fins limiers et ne laissent rien passer. Erreur de date, faute de frappe, mauvaise correspondance de documents, rien n’est laissé au hasard. Votre passeport ainsi que celui de vos enfants doit être valide jusqu’à six mois au-delà de votre date de retour prévue. Donc si vous revenez au pays un 6 janvier, le passeport doit être valide au moins jusqu’au 6 juin.

2-N’oubliez pas la lettre de consentement si vous voyagez seul avec vos enfants

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Oui, vous avez bien beau être le parent de votre enfant, si vous n’avez pas de lettre de consentement de l’autre parent qui autorise le voyage, vous vous attirez des problèmes. Même chose pour grand-maman qui voyage avec votre progéniture seule. La lettre de consentement doit être certifiée. Plus encore, la lettre doit attester que le ou les parents a ou ont autorisé le voyage. Pour plus de sécurité et pour éviter des ennuis supplémentaires, le jeune voyageur doit même posséder avec lui les documents relatifs au divorce de ses parents et à l’ordonnance de garde du tribunal, ou encore le certificat de décès du parent décédé. Ça va loin !

3-Pas besoin de visa

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Yé ! Ben quoi ? Ce n’est pas toujours obligé d’être compliqué ! En effet, grâce aux relations cordiales naturelles entre le Canada et les États-Unis et non entre Justin Trudeau et Donald Trump, les Canadiens que nous sommes sont assez libres dans leurs déplacements vers la contrée de l’oncle Sam. Ce n’est malheureusement rien à côté de ce qu’offre le fait d’avoir un passeport membre de l’Union européenne… Attention toutefois. Au printemps dernier, des citoyens canadiens ont été refoulés à la frontière à la suite d’un décret signé par l’ami Trump qui laissait les douaniers américains dans des zones floues. Ces sympathiques douaniers à la mine patibulaire se donnent le droit, en vertu d’une réglementation plutôt vague, d’empêcher les gens d’entrer aux États-Unis s’ils croient que ceux-ci ont besoin d’un visa. Les personnes refoulées à la frontière en mars 2017 avaient les noms de famille suivants : Alaoui, Kooner, Decunha et Dyck. Tous se sont fait poser des questions sur leur religion et leur opinion au sujet de Donal Trump… Tirez-en vos propres conclusions…

4-Les douaniers ont le droit de vous poser des questions sur votre religion et vos opinions politiques

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Oui. Aussi dérangeant que cela puisse paraître, ils ont le droit. Toutefois, lorsqu’ils vous interrogent, leurs intentions ne doivent pas être discriminatoires. Les services étatsuniens d’immigration confirment qu’ils n’allaient pas refouler les gens sur la base de la religion, de la race, de l’ethnie ou de l’orientation sexuelle. Toutefois, personne n’est à l’abri d’une interprétation floue de la loi ou du zèle d’un douanier.

 5- Vos appareils électroniques doivent être fonctionnels

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N’oubliez pas de recharger tous vos appareils électroniques. Les agents du service frontalier ont la possibilité de vous demander de les allumer et de les faire fonctionner. Ils ont aussi le droit de saisir vos appareils et même de faire une copie des données s’ils le jugent nécessaire. Ça peut aussi aller plus loin que ça. En contrepartie, vous avez le droit de dire non, mais il peut y avoir des conséquences comme le refus pur et simple de vous laisser entrer aux États-Unis. Étant donné les ententes Canada-États-Unis sur le point de vue de la sécurité, chaque passage à la douane des deux frontières est documenté et les informations sont échangées entre les deux pays. Rassurez-vous, la fouille de téléphones n’est pas chose commune. Selon les statistiques révélées par le New York Times, 4444 et 320 autres appareils électroniques ont été scrutés aux douanes en 2015. Ce n’est pas grand-chose comparé au 383 millions d’entrées au pays…

6-Snowbirds, vérifiez vos dates de séjour !

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Image du film «La Florida» (George Mihalka, 1993) Rémy Girard et Pauline Lapointe

C’est bien connu, le Québec renferme de nombreux snowbirds qui passent la moitié de l’année aux États-Unis à passer du bon temps sous des climats plus cléments. Les États-Unis imposent tout de même des limites quant à la durée du séjour permise pour nos amis retraités amateurs de shuffleboard. Voici ce que la réglementation mentionne : 

Les Canadiens, dont les retraités migrateurs qui passent l’hiver aux États-Unis, se voient généralement accorder un séjour maximal de six mois à leur entrée. La durée du séjour est déterminée au port d’entrée par un agent de la Customs and Border Patrol et repose sur l’objet du voyage au moment de l’entrée initiale du voyageur. Si vous souhaitez séjourner plus longtemps, vous devez demander une prolongation au bureau de l’U.S. Citizenship and Immigration Services le plus près une fois que vous êtes aux États-Unis et avant l’expiration de votre séjour initialement autorisé. On pourrait vous demander de prouver que vous ne séjournerez aux États-Unis que temporairement. Le fait de demeurer aux États-Unis au-delà de la période de séjour autorisée peut entraîner de graves conséquences, comme l’expulsion.

Il n’existe pas de période de temps définie pendant laquelle vous devez attendre avant de pouvoir retourner aux États-Unis après la fin de votre séjour autorisé. Toutefois, si un agent du CBP soupçonne que vous passez plus de temps aux États-Unis qu’au Canada, il vous incombera de prouver à l’agent que vous êtes un visiteur temporaire, et non un résident des États-Unis. Des séjours autorisés successifs de longue durée peuvent avoir des incidences fiscales à moins que vous ne soyez en mesure de démontrer des liens plus étroits avec le Canada qu’avec les États-Unis. 

7-Gagner du temps et miser sur le prédédouanement

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Seul pays au monde à imposer un truc du genre (encore une raison de sécurité…), le prédédouanement comme son nom l’indique vous permet d’entrer officiellement aux États-Unis et de passer la majeure partie des contrôles de sécurité avant même de prendre votre vol. Une manière de sauver beaucoup de temps à l’arrivée. La U.S. Customs and Border Protection possède des bureaux de prédédouanement dans huit aéroports canadiens : Vancouver, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal-Trudeau et Halifax et bientôt à Québec. Vous n’êtes pas encore totalement aux États-Unis. Tant que vous êtes dans l’aire de prédédouanement, ce sont encore les lois canadiennes qui s’appliquent. Vous pouvez en tout temps retirer votre demande d’entrée aux États-Unis et quitter les lieux, à moins qu’un agent américain vous interpelle sur des soupçons de déclaration trompeuse. 

8-Casier judiciaire ? Restez chez vous.

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Vous ne serez pas surpris de l’apprendre. Avoir un casier judiciaire est un paquet de trouble comme on dit. Il sera difficile pour vous de passer la frontière. Faites attention aussi si votre destination finale n’est pas les États-Unis, mais que vous y faites escale. On pourrait tout simplement vous retourner chez vous. Les lois américaines ne reconnaissent pas un pardon accordé au Canada. Si vous avez un casier judiciaire, vous devez communiquer, bien avant votre départ pour les États-Unis, avec l’un des points d’entrée des U.S. Citizenship and Immigration Services par téléphone ou avec l’ambassade des États-Unis ou l’un de ses consulats. Bonne chance…

9-Quels aliments apporter ?

direction-44005_1280Contrairement à ce que l’on peut croire, il y a beaucoup d’aliments qui sont permis. Il faut juste s’assurer de pouvoir prouver la provenance des aliments. Par exemple, la plupart des fruits et légumes canadiens sont permis aux USA. Une tomate du Mexique achetée au Canada n’est pas une tomate canadienne… Il vous faut déclarer tout, car l’amende peut être salée. C’est plus facile de faire la nomenclature de ce qui n’est pas permis : 

La viande, sous toutes ses formes, et la viande présente dans la liste d’ingrédients de produits d’épicerie.

Le lait, sauf en petite quantité pour un bébé;

Les oeufs et les produits contenant des oeufs crus.

10-De nouveaux produits interdits à bord

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Depuis peu, de nouveaux produits sont interdits en cabine. Après les liquides et les gels, Transports Canada s’aligne sur la réglementation américaine et ajoute de nouveaux produits interdits à bord des avions. Ces nouvelles interdictions touchent notamment les poudres et produits granulaires de plus de 350 millilitres. 

Est interdit à partir du 27 novembre 2017 :
-Sels de bain
-Sel de mer
-Poudre pour bébé
-Poudre pour pieds
-Poudres de cuisson
-Sable

Est permis en quantité limitée :
-Lait pour bébés en poudre
-Protéines en poudre
-Thé et café

 

 

 

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