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Vanuatu ? C’est où ça le Vanuatu ?


Cette question, je l’ai entendue vraiment souvent avant mon départ et aussi après. Petit chapelet d’îles perdues dans le pacifique sud, le Vanuatu est un pays fascinant situé à plus de 1800 kilomètres au nord-est de l’Australie. C’était donc pour moi l’endroit parfait pour explorer, car plus c’est loin, plus j’aime ça ! Il faut dire que si le Vanuatu est encore un mystère pour nous les Canadiens, c’est plutôt l’équivalent des Caraïbes pour les Australiens. Eh oui, nombreux sont nos amis du pays de Skippy qui vont prendre leurs vacances au Vanuatu.

Tu vas faire quoi là-bas ?

Ça, c’est la deuxième question qu’on m’a le plus souvent posée. POUR EXPLORER LE MONDE BÂTARD ! (Traduction pour les Français : BÂTARD=PARDI). C’est pour ça que je voyage, je préfère voyager dans des destinations qui me sont totalement inconnues, pour moi c’est là que le voyage prend tout son sens.

La grande traversée

Vingt-et-une heures d’avion, dont un trajet avec Rudy (lire mon texte sur Rudy ici). Deux escales, dont une de plus de neuf heures et seize heures de décalage horaire. Y’a pas à dire, le chemin est long pour atteindre le pacifique sud. Tous ces sacrifices sont largement récompensés une fois à destination. Bienvenue au Vanuatu. Terre exotique et isolée hébergeant la quatrième population la plus heureuse au monde selon le Happy planet index !

Port Vila

Vue de Port Vila depuis le nord de la ville. À gauche le marché d’artisanat sur le quai


Première impression

C’est dimanche matin. Port Vila, la capitale, est plus tranquille qu’à l’habitude. Au loin, des femmes et des hommes endimanchés et coiffés malgré l’humidité lourde et les 29 degrés convergent tous vers l’église. Les Ni-Van sont très pieux. Des catholiques très pratiquants, héritage de la période coloniale franco-britannique. Port Vila est une petite capitale d’à peine 50 000 habitants, c’est le point de départ pour aller partout dans le reste du pays. Un passage obligé et surtout nécessaire, on y trouve banques, restaurants, boutiques, hôtels et tous les services requis pour faire ses provisions et explorer les autres îles autour. Le Vanuatu est composé de 83 îles, voilà donc 83 explorations avec un important potentiel de OHH et de AHHH !


Langue très locale

Ni-Van

Une artisane Ni-Van fière de me montrer ses produits

Les Ni-Van, le nom que l’on donne aux habitants du pays parlent le Bichlamar, une langue créole locale qui emprunte des mots à la langue anglaise. Par exemple pour dire bonjour on dit : «Gudmoning» l’équivalent de Good Morning. Pour merci beaucoup on va dire : «Tangyu tumas» un dérivé de Thank you too much. Ça devient très amusant quand on s’arrête à observer comment sont dites et écrites les phrases. Par contre, il est facile de se débrouiller en anglais et avec un peu de chance, on va encore trouver des gens qui parlent français.

L’île d’Éfaté (île principale)

Ce n’est pas la plus grande île de l’archipel, mais c’est la plus peuplée. L’île abrite la capitale. Sur Éfaté, tout tourne autour de la mer. D’ailleurs, 98 % de la population vit sur les côtes de l’île laissant le centre s’enorgueillir d’une épaisse jungle tropicale. Faire le tour de l’île est obligatoire, il suffit de négocier un taxi dans la capitale. En une journée, vous en aurez fait le tour (191 km). Pour en profiter davantage, prenez deux jours voire trois pour sentir le pouls des gens de la place. Tout au long de la route qui trace le contour de l’île, vous serez hypnotisé par l’omniprésence de la mer et de ses teintes infinies de bleu. Vous aurez à ce moment vraiment l’impression d’être au bout du monde ! Et en plus, vous l’êtes réellement ! Si les chambres d’hôtel ne sont pas données dans la capitale, c’est tout le contraire dès qu’on s’en éloigne. Il existe une multitude d’options, dont des gîtes, des auberges et même le camping.
Blue lagoon- Vanuatu 1

Le fameux lagon bleu. En fait il est plus turquoise !

Éfaté à ses incontournables, d’abord le Lagon Bleu. Situé à 80 kilomètres de la capitale, l’endroit correspond à tout ce que vous avez toujours rêvé d’un lagon. Caché au milieu de nulle part, le lagon a été un peu aménagé pour satisfaire les plus aventureux. Vous pourrez sauter à la corde directement dans le trou bleu. On y trouve tous les sanitaires requis, deux quais de part et d’autre du lagon et plein d’endroits pour s’asseoir et se reposer à l’ombre. Un conseil : nagez jusqu’au bout du lagon et vous y verrez les vagues du pacifique sud d’un bleu plus foncé encore par-delà le corail qui protège le lagon de la mer. Il faut savoir que le lagon est un endroit de prédilection comme excursion d’une demi-journée pour les croisiéristes qui débarquent dans la capitale, alors éviter les vendredi, samedi et dimanche si vous ne voulez pas vous faire envahir par des Australiens très bruyants en manque d’aventure, rougis par le soleil et ramollis par l’alcool…



Mele cascades

La roche du fond de la rivière taillée en escalier pour nous permettre d’y marcher

Un autre incontournable sur l’île, se sont les cascades de Mele. Si vous aimez les marches en forêt tropicale, vous serez servi. Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à préférer le lagon ou les cascades. On y vit tellement deux expériences différentes, c’est incroyable. Pour un Canadien, le dépaysement est total. Accessibles à tous, les sentiers menant vers les cascades sont très bien aménagés. Le point culminant de la visite est évidemment la cascade, mais juste avant d’y arriver, vous enlevez vos chaussures et marchez littéralement dans la rivière; mes orteils ne cessent de me remercier encore aujourd’hui de les avoir baignés dans une eau si pure et fraîche le temps d’une petite rando. Le décor est époustouflant. Je pèse mes mots. J’y suis allé à la fin de la saison des pluies pour un débit d’eau maximal et ça en vaut vraiment la peine. En saison sèche, c’est… euh… plus sec. Au pied de la cascade qui est petite, mais haute, il y a un bassin. Impossible de résister à l’envie d’y plonger totalement. Tout est tellement limpide. J’ai d’ailleurs pris le meilleur point de vue pour me sécher par la suite…

Bobtrotteur devant Mele cascade Vanuatu

Meilleure moment contemplatif. Être seul au milieu de ce décor exotique. Priceless…




Manger à Port Vila

Pour manger dans la capitale, c’est très facile et il y en a pour tous les types de voyageurs. D’abord le matin très tôt, mon côté européen est grandement satisfait avec la pâtisserie «Au péché mignon» malheureusement fermée depuis peu. Le café était idéalement situé tout juste en face du marché public. Le marché est à lui seul une attraction touristique. J’y suis allé presque tous les jours de mon

IMG_0224

Ma gentille cuisinière qui m’a préparé un excellent poisson au lait de coco !


séjour et chaque fois j’y ai découvert de nouvelles choses. D’abord, la variété de fruits et légumes dans le pacifique sud est impressionnante. J’ai vu des choses dont j’ignorais carrément l’existence. Le marché est ouvert du lundi matin au samedi midi. En fait, il ne ferme jamais. Des familles complètes d’agriculteurs (surtout les femmes) tiennent kiosque avec leurs enfants et vivant derrière leurs tables à même le sol. Raison de plus pour aller les encourager et acheter des fruits et des légumes chaque jour ! Personnellement, tous les jours, j’achetais une grosse papaye (je vous conseille la jaune), des bananes et des concombres. Puis quand il y en avait, je me précipitais sur mon fruit exotique préféré : la corossole. Ce fruit possède un goût incroyable à mi-chemin entre la fraise et la pêche. La chaire généreuse vous remplit bien le bedon. Un vrai dessert. Pour un repas plus complet, à même le marché il y a une section où des cuisinières vous reçoivent dans leur kiosque comme si vous étiez à la maison. C’est tout à fait charmant ! Au menu : poisson, viande ou légumes. Tout ce qu’il faut pour manger copieusement et pour vraiment pas cher ! Port Vila recèle aussi sa part de restaurant-minute et de restaurants asiatiques. Il y a aussi des restaurants plus haut de gamme qui vous serviront des fruits de mer à vous faire tomber par terre.

Le crabe des cocotiers

Le Vanuatu est aussi reconnu pour abriter une espèce peu connue, le crabe des cocotiers. Ce crustacé est plutôt terrestre et vit sur le bord de la mer agrippé aux cocotiers d’îles du pacifique sud. Il se nourrit exclusivement de noix de coco et peut atteindre une taille impressionnante, soit près d’un mètre. Je voulais absolument en manger un. Pour ce faire, il faut aller le réserver en avance dans un des restaurants qui offrent la bête. Mon choix s’est arrêté sur le restaurant «Au Faré», un restaurant de fruits de mer et de pizza à la réputation excellente. Le resto possède une terrasse magnifique sur le bord de l’eau. J’ai eu la chance de m’entretenir avec le chef Romuald Ledoux, un chic type qui a à coeur le bonheur de ses clients.Si vous voulez en savoir plus sur mon expérience gustative, regardez cette vidéo.


Hébergement

Encore une fois ici je ne peux pas affirmer que l’hébergement est abordable à Port Vila, du moins les hébergements traditionnels comme les hôtels. Tout est tarifé pour les voyageurs de luxe en général. Pour trouver un hébergement abordable, il faut chercher quand même un peu. J’ai testé trois endroits différents pour mon séjour à Port Vila. D’abord, je suis débarqué au Olympic Hotel. Une moyenne de 95$ la nuit. L’endroit est propre et bien situé, le service est courtois, mais ce n’est pas du grand luxe. Disons que comme à l’habitude, les photos laissaient une meilleure impression que la réalité. Par contre, j’y ai bien dormi et je n’ai pas décelé la présence d’insectes nuisibles. Le deuxième endroit testé est le Traveller’s Budget Motel. L’endroit est tenu par un Australien bedonnant qui vit à mi-temps à la réception dans un genre de mini appart. Ce motel est excentré du centre-ville, il vous faudra marcher environ un à deux kilomètres pour atteindre le centre-ville. Pour une moyenne de 70$ la nuit, vous avez une chambre avec air climatisée, une salle de bain et douche, un évier-comptoir de cuisine. Ce motel possède une piscine creusée en son centre au milieu d’un jardin de plantes tropicales. C’est très charmant comme lieu. Le gros plus c’est qu’il y a une grande cuisine commune en plein air couverte d’un toit. On y prépare nos repas en compagnie des autres voyageurs. Ça favorise les échanges. Pour ma dernière location, j’ai opté pour le Morrings, un hôtel situé sur le bord de la baie de Port Vila avec une superbe vue sur la mer. Les chambres y sont en moyenne 100$ la nuit. Le confort est génial, la propreté irréprochable et l’ambiance de l’hôtel est bonne grâce au bar qui trône au milieu de la place. C’est ainsi que l’on peut s’étendre sur une chaise longue avec son cocktail et contempler les multiples teintes de bleu de la mer.


Ma virée sur l’île principale s’est avérée un succès. Les Ni-Van sont tellement gentils et contents de voir que vous venez de si loin pour visiter leur pays, c’est fou ! On y mange bien. Le soleil et la chaleur sont toujours de la partie, par contre, j’étais loin d’être au bout de mes aventures avec cette première semaine. La semaine suivante, j’avais prévu aller dans les petites îles du nord pour participer à la chasse au crabe des cocotiers. Ça ne s’est pas vraiment prévu comme je me l’imaginais…
La suite dans mon prochain article !
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1 commentaire

  1. Toujours une aussi belle plume!

    Michèle

    J'aime

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